Bienvenue dans le monde de Babylon Circus :
tourisme hospitalier « à la Russe », poursuite de police à Dublin et ska-dancing en Syrie.
En Syrie, des femmes voilées de noir de la tête aux pieds dansent dans une procession de carnaval. A Dublin, un musicien court ventre à terre, poursuivi par la police, eux-mêmes poursuivis par le reste du groupe, instruments à la main, Grand Cru « Benny Hill ». En Russie, une expérience aux frontières de la mort engendre une nouvelle expression, ‘le tourisme hospitalier’, quand le chanteur doit aller dans cinq hôpitaux en cinq jours. Ce sont des histoires vraies (même si surréalistes !) de Babylon Circus, les ska reggae punksters français.
Dans un monde qui n’offre pas beaucoup d’espoir, leur album Dances of Resistance se pose comme une touche d’optimisme façon combattants rebelles de la musique à la façon des Clash ou de Jimi Hendrix. Babylon Circus utilise le pouvoir du micro pour chroniquer problèmes sociaux et politiques, et ainsi nourrir une alternative à la pensée unique.
Babylon Circus sont souvent décrits comme les cousins européens des Gogol Bordello, tous dignes représentants de cette « nouvelle Gipsytude » se croisant régulièrement sur les routes jusqu’au dessus de l’Atlantique. Oui ! Django. Oui ! Edith Piaf. Oui ! Brel… mais Oui ! Bob Marley ou les Clash !
Où qu’ils aillent, Babylon Circus créent un instantané journalistique de la vie avec la musique plutôt qu’avec des mots. Pendant leur tournée d’un mois en Syrie, ils écrivirent ainsi la majorité des morceaux qui figurent sur Dances Of Resistance. Inspirés par la vie autour d’eux, les musiciens constatèrent que la réalité qu’ils vivaient n’avait rien à voir avec la version diffusée par les média occidentaux. Ils furent le seul groupe européen qui eut le courage d’accepter l’invitation de jouer pour la Fête de La Musique à Damas, trois mois après le début de la guerre en Irak.
‘Ce que nous y avons trouvé n’avait rien à voir avec ce que nous avions lu dans la presse. C’était pas si violent. Notre musique a ouvert une porte aux gens dans la rue,’ dit David. Qui à l’Ouest aurait pu s’attendre à voir des femmes musulmanes, voilées de noir de la tête au pieds, avec les yeux à peine visibles, se joindre à la fête et danser sur notre musique au milieu des hommes ? En quelques instants, quand on a déambulé en jouant dans la rue, près de 200 personnes nous ont rejoint ! Quelques-uns ont même fermé leur magasin pour faire la fête avec nous !
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