Hanitra
Artiste World Chanson Folk Madagascar
Depuis la sortie de son dernier album fin 2010, les choses s’accélèrent pour Hanitra. La chanteuse malgache a effectué un retour spectaculaire sur le devant de la scène 10 ans après son premier album solo. Preuves de son succès, les 6000 fans qui se sont précipités sur sa page artiste Facebook.
Née à Fianarantsoa à Madagascar, Hanitra commence très jeune à s'intéresser à la musique.
En 1979, elle intègre une des plus populaires formations musicales de l'île, Lolo sy ny tariny.
Suite à une tournée à Madagascar du chanteur Graeme Allwright, le groupe décide de venir en France pour l'enregistrement de son premier album. En quittant son île natale en 1980, Hanitra laisse sur sa faim toute une génération, des milliers de fans nostalgiques s'interrogeront pendant des années sur les raisons de son départ en pleine gloire.
Malgré tous ses atouts, Lolo sy ny tariny ne poursuit pas longtemps sa carrière. Le groupe en ces années quatre-vingts si difficiles à vivre pour tout artiste non médiatisé finit par se dissoudre et ses membres par se disséminer dans l'hexagone, au gré de leurs différentes reconversions. C'est ainsi que Hanitra Ranaivo se retrouve en Bretagne où elle continue à chanter.
En 1997, après plus de 15 années d'absence et sans aucune promotion, elle assure un retour inattendu sur la scène malgache par une série de concert. L'accueil enthousiaste des médias et du public l'encourage pour enregistrer son premier album solo, elle s'entoure alors de la fine fleur des musiciens malgaches et du violoniste Bruno Jofa qui réalise ce disque.
Tout en reconnaissant la qualité technique et artistique de cet album aucun label Français n'acceptera de le distribuer.
A sa sortie en France, en 1998, sous l'étiquette auto produit le disque connaît pourtant le succès en ne bénéficiant encore une fois d'aucune médiatisation. Les ventes obtenues par ce biais (environ 2500 albums en 3 semaines) et l'intervention d'un responsable de la FNAC conduiront finalement à la signature d'une licence de distribution pour le monde entier avec le label ARC Music et ainsi à sa sortie du circuit de la ghetto musique.
Plusieurs chansons de ce disque sont toujours en play-list sur une centaine de programmes de musique africaine à travers le monde.
Nourrissant ses mélodies du suc envoûtant des rythmes de l'île rouge qu'elle agrémente de réminiscences afro-cubaines et brésiliennes, Hanitra puise dans la tradition pour incarner avec chaleur et dynamisme la nouvelle génération malgache. Sa voix à la fois sensuelle et profonde, nous guide sur les traces de ses racines les plus authentiques, sur une terre d'harmonie, fille du soleil et de la beauté.
Intense Hanitra Ranaivo - Festival du Bout du Monde
Hanitra Ranaivo (prononcez hanitcha) connaît la Bretagne depuis longtemps. "Ici, c'est vraiment le bout du monde" , explique-t-elle dans un excellent français. Son style : "Je représente Madagascar par la langue, et ma musique d'inspiration malgache." Hanitra n'est pas une débutante. Si elle chante depuis vingt ans "passer sur une scène découverte n'a rien d'anodin pour moi. Intégrer le festival fut très difficile" . Son stress avoué s'envolera dès la première chanson, la voix harmonieuse, posée sur de fantastique percussions. En live, intense, elle plante une ambiance incroyable, déployant d'emblée un univers musical authentique et mystérieux, aux profondes racines. Son deuxième album devrait voir le jour début 2005, "un album ou j'espère me lâcher un peu plus !". Prometteuse......
Ouest France, 08/08/2004
Des découvertes en scène
Au soleil, sous la pluie et même après minuit, la nouvelle salle découverte du Bout du monde a fait le plein. Ici, la musique vous emmène en voyage. De l'Espagne avec le groupe Delgado, jusqu'aux favelas de Rio de Moleque de Rua en passant par le Burundi. La programmation était étudiée pour que les festivaliers puissent aller voir tous les groupes. Ainsi tout le monde a pu participer au voyage musical. Samedi, le soleil du Burundi avec Lilgahon, les rythmes de Stock an Dans et la très surprenante malgache Hanitra Ranaivo étaient de la partie.
Ouest France , 10/08/2004
Institute of Musicology at the University of Vienna
« Pour moi, Hanitra est l'une des plus belles voix de Madagascar »
August Schmidhofer, Musicologue de l'université de Vienne en Autriche
Une étoile malgache illumine « La petite scène »
L'association Train de nuit a accueilli, samedi soir, Hanitra Ranaivo, une artiste malgache a la voix chaude et envoûtante.
Saint- Nolff, commune du monde (les documents administratifs de cette ville sont tous estampillés de cette formule) n'aura jamais autant mérité ses lettres de noblesse, tout au moins au niveau de la qualité du spectacle proposé. L'étoile malgache a illuminé la " petite scène " de sa voix porteuse d'espoir en chantant une terre en souffrance, sa terre. Près de 300 personnes ont vibré au rythme de ses chansons. L'éclairage et l'agencement de la salle ont énormément contribué au dépaysement escompté par les organisateurs de la soirée. Les applaudissements d'un public absolument conquis ont confirmé l'immense talent d'une chanteuse au talent reconnu un peu partout dans le monde.
Le Télégramme de Brest le 18/ 12/2002
Festival Jazz à Vannes
L'édition du millénaire n'a pas pris l'eau, elle a au contraire connu un succès sans précédent sur tous les fronts. Tous les artistes invités ont été à la hauteur des attentes du public, notamment Nicolas Vatomanga, flûtiste de la chanteuse Hanitra Ranaivo, révélation du festival, qui a fait une prestation impressionnante .
Le Télégramme de Brest le 7 / 08 /2000
Hanitra au CC ESCA à Tananarive (Madagascar)
Après plus d'une vingtaine d'années d'éclipse sur la scène nationale, Hanitra l'unique voix féminine du groupe « Lolo sy ny Tariny » a renoué avec le public Tananarivien. C'était ce week end au CC Esca d'Antanimena.
Les deux magnifiques prestations qu'elle a données, ont mis en évidence une chose : la chanteuse, durant toutes ces années d'absence, n'a rien perdu de sa verve musicale. Mûrie par le temps et les expériences, elle n'a pas manqué de montrer toute l'étendue de son professionnalisme.
Sa musique se présente comme un véritable délice..
D'ailleurs Hanitra a fait appel à des musiciens aussi illustre que Toty Andriamanpiamina (basse ) et Pana Dourantonis (percussions) à laquelle se sont joints deux musiciens français. La complicité musicale établie entre ces derniers a été telle qu'ils ont donné l'impression d'avoir joué depuis la nuit des temps.
Steve Maniry – L'Express de Madagascar le 24/ 02/1997
Entre fidélité et nouvelles amours
Et la musique explosa, électrique, simple mais raffinée, c ‘est là-dessus que Hanitra appose sa voix – LA voix -, intacte après toutes ces années, un peu plus fragile peut-être, mais de cette fragilité forgée par la vie qui ne l'en a que plus chargée d'émotions. Il y eu alors des moments très forts sur Habakabaka ou Omeko anao. Et la voix atteignit des sommets insoupçonnés sur Fitia fato maty. La foule médusée en redemandait encore… Et la grande question qui se pose maintenant : Et après ? Avec l'amour dont il a témoigné à la chanteuse tout au long de ces deux représentations, le public malgache est en droit de mériter mieux que deux petits concerts en 17 ans !
Andry – Tribune Madagascar le 24/ 02/1997
Madagascar « L'île aux chansons »
De nombreux groupes vont tenter d'inscrire leur propre empreinte, ce sont les Lolo sy ny tariny qui réussiront le mieux dans cet exercice : un groupe d'excellents vocalistes-mélodistes (huit garçons et une fille, Hanitra ) qui va être indirectement à l'origine de l'ouverture de la chanson malgache au monde extérieur. C'est sans aucun doute Lolo sy ny tariny qui sera le déclencheur et le catalyseur de ce mouvement de reconnaissance qui se poursuit aujourd'hui – et se développe en s'amplifiant à l'échelle internationale…
Graeme Allwright , invité à se produire à Tananarive, en décembre 1979- découvrant Lolo sy ny tariny va, être pour eux l'incarnation du destin : « Très impressionné par leur talent , racontera-t-il, je les ai aussitôt invités à participer aux concerts que je donnais au Centre Albert Camus pendant une semaine... » Il faciliterait leur venue en France en décembre 80 pour l'enregistrement d'un album.
Fred Hidalgo – Chorus N° 20 , juillet 97
Printemps de Bourges 1983
Alors que tant de festivals jettent l'éponge, le Printemps prospère et passe à 61 000 entrées. Outre Julien Clerc, Yves Duteil, Sapho, Maxime Le Forestier et Catherine Lara, on convie à la fête de grandes pointures internationales comme Miles Davis et U.2. On écoute, l'Afrique : Bebey, Touré Kunda, Lolo Sy Ny Tariny. On se lance dans des créations prestigieuses, avec le spectacle lasérisé de Bernard Szajner sur Lewis Caroll ou l'oratorio de Mikis Theodorakis. Le programme annonce "l'affiche introuvable". En effet, au milieu d'un patchwork de reggae, jazz, humour, hard-rock, punk et chanson, Marguerite Yourcenar vient parler du gospel, Manset expose ses peintures, Gustave Parking rime avec happening et Gérard Pierron chante sa Loire vers une heure du matin. Il n'y a pas de genres mineurs, il n'y a que des émotions, sans compter les coups de cour vécus au hasard des scènes ouvertes et autres lieux noctambules façon "Soupe aux choux"
Renaud Mavré - http://pdb.rmavre.com/

