La p’tite Hélène Label music présente :
Chansons françaises, folks, country, rocks, variées et salutaires…
Comme il me prenait la tête avec son violon je me suis dit qu’il valait mieux mettre quelques paroles sur mes musiques pour éviter de le voir jouer sans arrêt, surtout afin d’en placer une… Vous comprendrez alors l’utilité des textes qui suivent, la nécessité péremptoire de cette expression orale qui me vient des tripes.
Ce n’est pas que Laurent Lefèvre violoniste de son état me ravisse la première place (quoique) mais une prestation d’une heure quinze sans un mot c’est long, vraiment long. Il m’a fallu revisiter l’espace domestique de ma conscience, apporter les revendications soudaines d’un artiste en plein désarroi face au petit génie des plaines de l’Est qui avec ses notes incontrôlables, venait perturber la doucereuse léthargie dans laquelle je m’enfonçais mollement.
«Damné mortel» c’est le titre d’une chanson qui est devenu un nom de groupe, une sorte de road movie à travers le désert de Californie ou plus prés encore celui de «Paris plage», un texte à l’intention d’une lecture post mortem pour les générations futures, c’est l’histoire d’un mec à qui y reste, plus rien pour, un cathéter, une sorte de prothèse de lui-même, un clone ambulant à qui on aurait vider la tête à coup de coups du sort … Un erre ou un héros national mais pas encore reconnu, un résistant quoi… une ombre…
L’ombre d’un arbre qui s’étale dans la rue qui voit déambuler toute la clique du boulevard des apparences, des religions quasi nationales qui défilent aux mots d’ordre : croissance, expansion, calorifuge, isolation, déductions d’impôts, repli sur soi, ouverture sur le monde, mondialisation mais toujours du bon coté, propre et bien habillé, riche et bien nourri…
«Hors voici les nus qui s’avancent
Repoussés par la mer au front
Puisque leur vie n’a d’importance
Que la lumière qu’ils en auront»
Et sic, zinc, dzong, le revoilà avec son violon, bon… J’en étais ou ?
À l’ombre…
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