NOZ n’en est pas à son coup d’essai. Voilà quelques années – et quelques disques autoproduits – que le groupe écume les scènes de France et de Navarre (plus souvent la Suisse que la Navarre d’ailleurs) en draînant un joli public, principalement en Rhône-Alpes.
Après la sortie de "l'homme le plus heureux du monde" en 2001, NOZ prépare aujourd'hui un nouvel album intitullé "Tout doit disparaître", Avec ce nouveau répertoire, le groupe assume un tournant vers une musique résolument rock, plus directe, plus fraîche mais toujours aussi pleine de sens.
Si NOZ peut entrer sans problème – et sans complexe – dans la case «pop/rock», il semble évident, dès la première écoute, que sa musique est un peu plus que cela, qu’il s’en dégage quelque chose de personnel, une rage contenue, des mélodies moins entendues que d’autres, bref, un univers…
Les textes ont eux aussi leur univers, un univers complètement ancré dans notre époque mais qui essaye d’éviter les poncifs, avec ce qu’il faut d’humour et de recul. Si l’ultra-consommation, le manque d’amour, l’auto-destruction de notre société hantent sans cesse le disque (d’où son titre) vous n’entendrez jamais que la guerre c’est pas bien et qu’il faut protéger la nature… enfin, vous ne l’entendrez pas comme ça.
De "je suis juste un mauvais coup" à "j’aimerais bien que tu sois morte" en passant par "j’empire" et "huez-moi !"… Stéphane Pétrier aime les textes qui se mouillent et qui pointe du doigt nos responsabilités et nos petites lâchetés quotidiennes, sans jamais s’exclure du tableau.
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