Extrait du Sud-Ouest 14/06/05:
Baptisé Wandarine, leur duo ne manque ni de jus ni de pulpe : sur des textes jonglant entre français et anglais, leur pop-rock sophistiqué joue sur deux tableaux: le muscle et la sensualité." Flower-punk ", disent-ils. Les guitares (trés) électriques sont un moteur efficace, tournant rond et carburant au super. Sur des tempos pugnaces et des rythmes à faire taper du pied, se posent des arpèges de claviers payant allégeance aux heures les plus lyriques de Pete Townshend et de The Who. Le souvenir de The Clash déboule parfois au détour d'un couplet mordant; celui de XTC entre les lignes d'un refrain accrocheur. La température monte brutalement, sous les coups de boutoir d'un riff discopsychedélique
parfaitement dans l'air du temps (The Film ne
renierait par le tubesque"Good Bad Girl"). Et les compos réussissentle tour de force d'être alambiquées tout en semblantd'une évidence implacable.
Charisme. Rebaptisée "Platine", Isabelle chante de mieux en mieux. En ouvrant sa voix à des registres musicaux oü seuls quelques proches l'avaient jusqu'alors vue s'aventurer, elle révèle un timbre rauque et accrocheur. Forcément, on aura vite fait de citer PJ Harvey au rayon des influences obligées. On
reconnaît parfois davantage la Debbie Harry des tous débuts, ou la marraine Patti Smith, pour cette conjugaison rare de la grâce et la fougue. Ceux qui jugent galvaudé l'épithète " charismatique" serait bien inspiré de jeter une oreille au premier CD autoproduit
de Wandarine : emballant de bout en bout, " Poke-Rope" (contrepèterie dissonante mais astucieuse) a été mis en boîte au Studio Karma d'Angers, en compagnie d'une section rythmique qui ne les accompagnera pas sur scène. On est impatient de les retrouver live, dans la beauté nue d'une formation réduite.
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