Iyenga, la voix du fleuve : Chanteuse Folk Pop Musique africaine Congo

Pays : Congo

Date de création : 2016

Nombre de visites : 35

Mise à jour : 30-08-2018

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Iyenga, la voix du fleuve

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Chanteuse Folk Pop Musique africaine

La voix, outil par lequel IYENGA s’exprime en femme de cœur. Ses chansons sont la thérapeutique adaptée à l’état comateux de la musique « Made in Congo » !

IYENGA est née à Bongandanga dans l’ex province de l’Equateur en République Démocratique du Congo, le 23 mars d’une certaine année.
Elle débuta sa carrière musicale dans le gospel. Après quelques prestations avec sa chorale, elle a séduit, par sa voix, le producteur Zola Tempo. C’est ainsi qu’elle lança sa carrière en solo.
Le producteur/arrangeur et propriétaire du studio Sabab à Kinshasa, a travaillé avec de nombreux artistes de renoms sur le plan national mais aussi international. C’est ainsi qu’il fit participer IYENGA à un enregistrement parrainé par la multinationale Sony Music Entertainment en 2013. Sa voix côtoya alors celles des artistes Jocelyne Berouard et Jacob Desvarieux, et de l’ensemble tzigane les « Yeux Noirs » dans le troisième titre « La Maison Monde » tiré de l’opus « Enfantillages 2 » de l’auteur-compositeur français Aldebert.
La voix, c’est l’outil par lequel IYENGA s’exprime en femme de cœur, sûre du bien fondé de ses convictions. Et qui, ce qui est rare dans ce genre de registre, prend en compte, la dimension sociale de son pays, où tout semble fait pour inciter les gens à constamment rêver en scope et couleur, mais sans réelles possibilités de réalisation de soi. Ni sur un plan individuel, ni sur celui collectif.
Depuis 2016, IYENGA travaille sur son premier album « Lonkaya » qu’elle a enfin dévoilé le 25 mai 2018. En provenance de plusieurs sédiments : folk, rumba… « Lonkaya » est un air frais dans une atmosphère que guettait trop de redites dans la musique congolaise. Un opus aux multiples tons, qui annonce sans fioritures une future grande interprète, une atmosphère singulièrement délectable.
Le don existe bel et bien, seulement si l’on ne l’entretient pas par un travail acharné, il s’étiole vite. Ce don du chanter émouvant, les cordes vocales d’IYENGA l’ont apprivoisé avec conviction. Sa voix dans le concert de la nation artistique congolaise, apporte une note différemment complémentaire. Au final, il ne s’agit pas seulement de bien chanter mais de savoir chanter…
Les chansons d’IYENGA seraient la thérapeutique adaptée à l’état comateux de la musique « Made in Congo ». Sa musique se veut être le vrai lien – tous continents confondus, censé élargir, à coup sûr, le cercle des amoureux d’une musique qui dilate positivement les sens.
Ayant connu des déchirements et ces doutes – qui saisissent tous les adolescents – elle déverse son spleen dans « Maman Miki » où elle ouvre la plaie de la séparation d’avec sa mère à l’âge de neuf (9) ans, pour des retrouvailles dix-sept (17) années plus tard. Cette blessure interne, ne pouvait trouver d’exutoire que dans le brouhaha de la musique urbaine de Kinshasa.
Le titre explicite de « Mengo » se résume en des feulements rageurs de fauve prête à étriper, car balayée par un ouragan de tristesse et de douleur. Elle boxe votre cœur, pour le coucher K.O. sur le ring de la vie à deux, avec un mari Casanova… Elle ne cesse de gratter les cicatrices des maux de l’amour et de mettre en exergue les travers des machos africains d’hier à ce jour. On y retrouve aussi « Nemno », chanson lente et froide, envoutante de morosité. Elle aide à faire abstraction aux aléas de la vie, rien ne vaut les pulsations folkloriques du terroir pour une amnésie collective dans la danse.
L’opus « Lonkaya », c’est aussi l’œuvre de la maturité artistique du producteur Zola Tempo, qui a veillé au déplaisir d’une certaine monotonie. Pour cette nouvelle écoute, ces nouvelles intentions de voir, il a pris le temps d’observer, il a fallu que cela murisse pour que nous ayons le privilège d’y gouter.
De par son talent, IYENGA est condamnée au succès.